Suivez-nous | français

Bourse Wu Jianmin

Essai - Bourse Wu Jianmin

Je veux commenter  Georgina André 2017-05-02 08:57:37    Source:Chine-info

Les mondes chinois en transition….

Pourquoi parler des mondes chinois plutôt que de la Chine ?

Vue de l’Occident, la Chine semble bien souvent monolithique, regroupée sous la formule de l’empire du milieu, adossée à l’histoire multimillénaire impériale d’un état centralisateur. Néanmoins, la prise de conscience de l’immensité chinoise (Sanjuan ; 2000) permet d’accéder derrière l’homogénéité à la diversité de la culture chinoise : les territoires pluriels de la Chine1 et sa diversité ethnique2 ne cessent de nous rappeler que la Chine ne se déploie pas dans un territoire homogène mais bien dans un jeu entre l’administration centralisatrice, le pouvoir du localisme, et de plus en plus, les dynamiques internationales.

Une transition économique depuis les réformes de l’ouverture suivie d’une transition urbaine…

En effet, la première transition de la République Populaire de Chine concerne l’ouverture choisie au système mondial et à l’économie de marché, d’abord de manière sélective, via le système de mise en place de zones économiques spéciales notamment à Shenzhen. Puis, le discours de Deng Xiaoping en 19923 confirmera le développement intensif de la façade littorale. Enfin, depuis le début des années 2000, les politiques de développement et d’ouverture incluent de manière plus volontariste les régions de l’intérieur. Cette transition économique se prolonge aujourd’hui dans une transition urbaine, parmi les plus rapides du monde4. Cette rapidité de la transition urbaine n’est pas tellement due à un « exode rural » comme en Europe mais plutôt à une absorption du trop-plein de main-d’oeuvre rural et à un effet de rattrapage après des décennies de contrôle de la croissance des villes. Cette urbanisation est appelée à se poursuivre dans les prochaines décennies : les Nations-Unies estiment que dans les deux ou trois prochaines décennies, les villes chinoises vont accueillir chaque année l’équivalent de la population shanghaienne (Milhaud ; 2013).

Etant donné l’importance du jeu entre l’administration centralisatrice et le pouvoir du localisme, non seulement la Chine dans son ensemble est appelée à se positionner dans le jeu de la compétition mondiale, mais aussi chaque territoire composant cette immensité chinoise doit-il s’inscrire dans la compétition nationale pour le développement.

L’opportunité de penser un « modèle » de transition urbaine spécifiquement chinois

Une transition urbaine qui se décline par « l’expérimentation – ruissellement » et par la standardisation de la production urbaine

Contrairement à la France qui se pense dans une République une et indivisible où tous les territoires vivent sous la même règle, la Chine pense la règle nationale comme un encadrement dans lequel se déploient ensuite les normes locales (difangxing guiding). La spécificité locale et le régime d’exception ne sont jamais absents des politiques chinoises et notamment dans le champ de l’urbanisme. Ceci donne cette capacité à la Chine déjà plusieurs fois observée d’expérimenter ponctuellement sans déployer immédiatement à l’échelle d’un territoire plus large cette expérimentation. Cette méthode s’applique à toutes les échelles : à l’échelle du pays, nous avons déjà cité le rôle de la mise en place de zones économiques spéciales. À des échelles régionales, la mise en place de « nouveaux quartiers » (xinqu) pilotés par l’équivalent de la DATAR chinoise, ou à l’échelle d’une ville, l’identification de zones stratégiques pour le développement urbain non-soumis aux mêmes règles d’urbanisme que le reste des quartiers, sont autant d’outils d’expérimentation en matière de gouvernance et de modes de développement.

En parallèle de ces espaces d’expérimentation se déploie la norme. Dans le champ de l’urbanisme, la norme permet à la fois de standardiser la production urbaine et d’en codifier le dimensionnement. Concernant la standardisation de la production urbaine, celle-ci a véritablement pris son essor après 1949, quand le besoin de construire des logements en grande série se fit sentir (Hoa ; 1981). D’autre part, le dimensionnement de la norme permet d’établir un étalon de hauteur, largeur, maillage ou densité. Ceci ne concerne pas uniquement la taille des unités résidentielles mais bien l’ensemble des autres aspects composant la ville (les services et équipements, les infrastructures de transport etc.). En effet, l’ensemble des infrastructures et services urbains sont notamment déterminés en fonction de la hiérarchie urbaine envisagée. A titre d’exemple, selon la norme GB50220-95, la taille de la ville envisagée exprimée en nombre de populations résidentes contribue à déterminer le développement des modes ou le maillage des réseaux de transports en commun.

Ce modèle original laisse en suspens les questions de coordination : comment

l’expérimentation peut-elle influencer ou orienter le travail normatif, et la production urbaine plus quotidienne et routinière de la ville chinoise ? Du point de vue du travail de standardisation, la démultiplication des normes dans l’ensemble des politiques sectorielles (l’environnement, les transports, les services urbains…) demande le développement d’outils de coordination qui permettent à la fois de gérer les éventuels conflits normatifs, mais aussi de mettre au point des outils « d’interface » entre les différentes normes. Ces outils de coordination permettent notamment d’éviter notamment des incohérences dans le processus de production urbaine. Nous verrons plus loin que ces enjeux sont peut-être des chantiers d’approfondissement de la coopération franco-chinoise.

La ville chinoise comme un outil d’aménagement du territoire et de gestion des populations

La spécificité chinoise se révèle non seulement dans la manière de développer son territoire, mais aussi dans l’identité de la ville chinoise.

La ville chinoise a toujours été un instrument d’aménagement et d’administration du territoire et non envisagée comme une entité singulière, avec une culture et une gouvernance spécifique. Autrement dit, non seulement l’administration de la ville chinoise émane du pouvoir politique central et n’est pas valorisée en tant que telle, mais aussi englobe-t-elle un vaste territoire comprenant les campagnes et bourgs à ses alentours. En effet, les municipalités chinoises gouvernent un territoire très élargi, pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers de KM2, qui comprend une ville centre et ses arrondissements urbains mais aussi des territoires plus ruraux désignés par des arrondissements ruraux.

D’autre part, la forme urbaine de la ville chinoise est aussi codifiée. Bien que des trajectoires spécifiques urbaines existent, le modèle matriciel de la ville chinoise a été défini dans le chapitre concernant le mémoire des manufactures (Kaogongji) dans le livre du Rites des Zhou (Zhouli). La ville en Chine est « cellulaire » et montre une organisation à une double échelle. Si nous prenons l’exemple de la capitale Chang’an de la dynastie des Tang, le premier niveau répond à une maille urbaine très étendue, avec de grandes avenues et une surface urbaine très grande. Ce niveau répartit de grandes fonctions urbaines dans l’ensemble de la ville comme le marché, ou le centre administratif, ou palais impérial dans le cas des villes-capitales. Le second niveau répond à un modèle de « gestion communautaire » des populations urbaines. En effet, ce niveau découpe plus finement la grande ville, en de petits carrés d’environ 1 KM par 1 KM où sont affectées les populations (figure 1).

Figure 1 : le plan de Chang’an (sous la dynastie des Tang, proche du site de l’actuel Xi’an) (Wang ; 2014). Le premier niveau de la ville est délimité par le carré de 10 KM par 9 KM, soit s’étend sur une surface d’environ 90 KM2. Ceci est une taille très importante pour une ville de cette époque : à titre d’exemple, l’actuel Paris intra-muros mesure environ 100 KM2. Les voiries mesuraient jusqu’à 150-155 mètres (pour celles menant au palais) et descendaient jusqu’à 40-75 mètres pour celles divisant les différents quartiers. Les grandes fonctions de la ville (marché, palais notamment) étaient réparties selon une logique symbolique dans l’ensemble de la ville. Le niveau inférieur de la maille urbaine est la communauté ou le quartier, ce qui correspond au plus petit carré représenté dans la figure 1 (un carré pris en exemple mesure 1 KM par 0,8 KM de côté). Ces communautés fonctionnaient comme des petits villages urbains autonomes les uns des autres englobés dans la grande maille de la ville murée de Chang’an.

L’aspect cellulaire de l’urbanisation chinoise traverse les époques et ce malgré les évolutions du système économique et politique : l’unité de travail (danwei) des années 1960-1970 organisait aussi des quasi-villages dans la grande maille urbaine, et la construction des zones économiques depuis les années 1990 poursuit aussi ce modèle d’implantation d’entreprises à proximité de logements parfois concédés aux employés de l’entreprise. Ainsi pouvons-nous dire que la ville chinoise historiquement relève plutôt d’une agglomération de fragments urbains (les différentes cellules) que d’une entité homogène continue.

Comment ces différentes caractéristiques évoluent-elles sous l’effet d’une urbanisation très rapide ? A l’échelle des municipalités, se posent les questions de répartition des fruits de la croissance entre les territoires plus ou moins urbanisés, de la répartition des populations à accueillir entre la ville-centre et les noyaux urbains périphériques, et de maillage de ces territoires par les infrastructures de transport. Nous abordons là les enjeux de solidarité territoriale5 et d’articulation entre le développement urbain et les infrastructures de transport. A l’échelle des « cellules » composant la ville chinoise, la libéralisation des lieux de vie et d’emploi, et l’afflux de populations vers les villes posent la question de l’accès aux services urbains, pour les populations existantes et celles nouvelles.

L’intégration de la Chine aux dynamiques mondiales ouvre un champ de réflexion plus intégré

Comment alors penser et opérer dans ce contexte spécifique de la transition urbaine chinoise ? Il nous semble que les évolutions du contexte académique ouvrent de nouveaux champs de recherche pour penser cette transition. En effet, si la Chine se définit de plus en plus en relation avec d’autres acteurs du système mondial, symbolisé par son entrée à l’Organisation Mondiale du Commerce en 2001, pouvons-nous affirmer avec Jean-Louis Rocca qu’elle se « banalise » (Rocca ; 2006) ? Il semblerait que les appropriations croisées entre la France et la Chine permettent de plus en plus d’alimenter des réflexions académiques qui sortent de l’approche orientalisante et mandarinale des années passées (RESAP ; 2015). Du côté chinois, les emprunts se multiplient, et comme je le constate souvent dans mon doctorat à l’université de Wuhan, le détour par les concepts et les modèles étrangers alimente les fondements contemporains de l’aménagement urbain de la Chine. Du côté de la France, la spécificité chinoise est souvent appréhendée comme un écart qui permet de repenser nos propres modèles et conceptions. Ni tout à fait banale, ni tout à fait « orientale », les études académiques concernant la Chine donne une autre approche du jeu mondial et de la question de l’urbanisation dans les pays émergents. Nous donnerons ici en exemple les recherches de géographie urbaine française concernant la Chine que nous connaissons bien. La Chine est souvent un contrepoint à des théories urbaines dominantes : l’analyse des métropoles « mineures »6, de l’aménagement des petites villes ou des villes nouvelles, ou bien de l’intégration des espaces ruraux au développement économique mondial7 valorisent la diversité des trajectoires urbaines. Cette diversité contraste avec l’opposition classique simpliste entre « la ville globale » décrite par Saskia Sassen dans les années 1990 et ses périphéries ou ses marges qu’on considère souvent comme les grands exclus du développement des territoires.

L’opportunité de densifier les relations franco-chinoises dans le champ de l’aménagement urbain

Un foisonnement de coopérations dans le champ de l’aménagement urbain

Les relations entre la France et la République Populaire de Chine ont fêté en 2014 leur

cinquantième anniversaire. Sur fond de grandes lignes de coopération économique marqué à la fois par un certain déséquilibre mais aussi par la présence de « grands contrats » des entreprises françaises en Chine, les relations franco-chinoises dans le champ de l’aménagement urbain se densifient et permettent de déployer un large champ de compétences françaises.

Tout d’abord les initiatives privées se développent selon plusieurs modalités et intensité d’investissement. Un premier champ recouvre la fourniture de services urbains, qui peut prendre la forme d’une externalisation d’un pan de services auprès d’acteurs français, telle que l’exploitation par la filiale chinoise de RATP Dev Transdev Asia du tramway historique de Hong Kong, ou des missions de conseil ou d’appui technique ponctuel comme l’entreprise SYSTRA impliquée dans la modélisation des réseaux de métro des villes chinoises. Un second champ comprend l’aménagement urbain, où l’intervention des acteurs privés s’effectue dans des périmètres de projets de plus en plus importants. Par exemple, le cabinet d’architecture comme Arte Charpentier Architectes, longtemps concentré sur la conception d’équipements publics structurants comme des opéras ou des musées, évolue de plus en plus aujourd’hui vers la conception de quartiers de ville.

En accompagnement de cette initiative privée les relations institutionnelles concernant la ville durable se multiplient : l’accord cadre du développement urbain durable de 2007, prolongé en 2013, permet de donner une impulsion partagée aux échelles institutionnelles les plus élevées. Les coopérations décentralisées donnent aussi de l’initiative aux collectivités locales pour engager des projets plus souples de coopération, qui peuvent se raccrocher aussi aux lignes de coopération nationales8. Sous ces différents cadrages institutionnels, les expérimentations urbaines, telles que les projets d’éco-cités à Wuhan, Shenyang ou Chengdu permettent de mettre au point des lignes de diffusion de savoir-faire sous la marque française Vivapolis 9 . En-dehors des terrains d’expérimentation urbaine, du point de vue des normes de l’aménagement urbain, certains échanges sont aujourd’hui en cours, notamment avec le CSTB depuis 200410. Enfin, les universités sont des facilitateurs importants de ces différents réseaux de collaboration franco-chinoise, d’une part par les échanges entre des organismes privés et publics via des plateformes telles que le forum écomobilité THNS associant l’université de Tongji et plusieurs partenaires français, mais aussi par

l’échange régulier d’étudiants et professeurs entre université française et chinoise.

Vers une logique de « solutions intégrées d’expérimentation urbaine » ?

La marque Vivapolis montre une évolution vers la mise en place de « solutions intégrées d’expérimentation » qui cristallisent et concentrent les échanges franco-chinois en matière d’urbanisme. Si nous prenons le cas de l’éco-cité franco-chinoise de Wuhan, celle-ci permet notamment de développer un mode spécifique de gouvernance de différentes politiques sectorielles, de guider les expérimentations d’offres en services urbains11 et des propositions en phase d’aménagement urbain en positionnant les offres de services urbains répondant aux enjeux et besoins identifiés par le schéma directeur de l’éco-cité.

Ces relations permettent aussi d’apprendre et de bénéficier des logiques chinoises, « l’effet retour » étant aussi important dans la mise au point de ces « solutions intégrées d’expérimentation » : ne voit-on pas en effet arriver en Europe des promoteurs chinois comme le montre l’association entre le promoteur chinois Wanda à Immochan dans le projet d’EuropaCity situé dans le triangle de Gonesse ?

Au-delà du laboratoire urbain, identifier la « mise en chantier et en norme » de certains dispositifs urbains partagés entre la France et la Chine

Les propositions que nous souhaiterions développer seraient d’accompagner la sortie de l’expérimentation pour aller vers une phase d’opérationnalité et de déploiement de certains principes, et ce dans les deux sens, français et chinois.

Tout d’abord, nous nous sommes aperçus en travaillant en tant que chercheure chez Arte Charpentier Architectes de l’importance de proposer des « dispositifs » dans l’aménagement urbain. Un dispositif est une proposition d’aménagement originale visant à répondre à un enjeu complexe. Un dispositif peut varier d’échelle, et peut être tout aussi bien une façade, un agencement de la programmation urbaine, un cheminement urbain, ou un élément du mobilier urbain mais doit être malgré tout circonscrit dans un périmètre donné et se traduire par une proposition concrète. Ces dispositifs architecturaux et urbains pourraient être vecteurs d’un langage architectural et urbain « partagé » entre la France et la Chine qui ne s’inspire pas uniquement des outils français mais travaille bien sur des spécificités partagées. Comme exemple de dispositifs, nous pourrions citer l’aménagement de seuils et de passages. Nous voyons émerger en Chine un double enjeu de casser les méga-îlots résidentiels pour densifier la maille urbaine et soulager la trame viaire principale des flux locaux, mais aussi de proposer des cheminements doux en parallèle des réseaux de transit plus importants. Comment alors pourrions-nous proposer des passages qui répondent à ce double objectif ? Ces dispositifs pourraient être aussi des vecteurs privilégiés de coordination et de points de rencontre entre différentes politiques sectorielles, et permettrait de mettre en mouvement un réseau d’acteurs élargis sur des enjeux transverses. À l’image des éco-cités mais à une échelle plus fine, ils pourraient être aussi des espaces de test pour des services urbains originaux12. Ensuite, la mise en chantier de ces dispositifs conduirait à aborder la question de leur mise en norme. En effet, les différents outils d’urbanisme mis au point dans le cadre de ces dispositifs pourraient éventuellement contribuer à la fois à l’évolution des normes chinoises vers davantage de souplesse13, et à une identification des différents aspects mis au point dans les dispositifs architecturaux et urbains qui peuvent alimenter les dynamiques d’urbanisation plus régulières et quotidiennes de la ville chinoise.

Ces quelques pistes d’approfondissement de lignes de coopération concernant

l’aménagement urbain en Chine nous semblent d’une part cohérentes par rapport aux coopérations existantes et pourraient aisément s’y insérer. D’autre part, celles-ci pourraient aussi contribuer à répondre à certains des enjeux spécifiques au contexte des villes chinoises, notamment le cadrage des dynamiques d’urbanisation ainsi que le besoin de coordination entre les différentes politiques sectorielles contribuant à l’aménagement urbain.

_________________

1. Les territoires pluriels des mondes chinois comprennent les entités telles que Taiwan, mais aussi les zones spéciales telles que Hong-Kong, ou encore les communautés chinoises « d’outre-mer » qui renvoient à l’importante émigration de population chinoise dans le monde.

2. La Chine comprend officiellement 56 nationalités. Bien que la nationalité « Han » soit la plus importante (92% de la population) et que la majorité des chinois parlent le mandarin, les spécificités culturelles locales et notamment les dialectes locaux, comme le cantonais, restent très importants.

3. Le discours de Deng Xiaoping dans le Sud lors de son voyage entre le 18 janvier et le 21 février 1992 confirme la poursuite des réformes entreprises en 1978.

4. La progression du taux d’urbanisation est en effet exceptionnelle : d’un taux d’urbanisation estimé autour de 18% en 1978, ce taux atteint 50% en 2010.

5. Cette exigence ressort nettement du plan national d’urbanisation de 2014 qui promeut le développement de « clusters urbains » et ce en réaction à la compétition peu productive en cours entre les différentes villes et territoires.

6. Les métropoles mineures sont un terme forgé par Thierry Sanjuan (2014) pour décrire l’urbanisation des villes secondaires chinoises comme Chengdu, Wuhan, ou Xi’an. Leur urbanisation est récente et intense, souvent pilotée par l’administration locale, et vise à un changement volontariste de fonctions urbaines, notamment la tertiarisation des activités économiques du territoire. Enfin, ces métropoles ne sont pas véritablement des métropoles à l’échelle mondiale mais bien des métropoles qui jouent un rôle de chef de file dans l’aménagement des provinces chinoises.

7. Le développement des petites villes en Chine ainsi que les territoires ruraux, notamment dans ce qui a pu être observé dans le delta de la Rivière des Perles ou dans la province du Zhejiang, montre bien que loin d’être en marge du développement économique, ces petites villes ou ces campagnes industrialisées ont su souvent jouer de l’ouverture économique de la Chine pour se développer et parfois s’intégrer directement au jeu économique mondial. Par exemple, la ville de Zhuji dans la province de Zhejiang s’est rapidement développée en un centre de bonneterie et regroupe aujourd’hui 200 entreprises qui fabriquent un tiers de la production mondiale de chaussette, lui donnant le surnom de « ville-chaussette » (Milhaud ; 2013, p.234).

8. « Aujourd’hui, 70 collectivités territoriales françaises sont engagées en Chine, recouvrant plus de 150 projets menés avec 90 collectivités chinoises partenaires dans des secteurs clef du développement territorial (culture, université, recherche, économie…). 16 collectivités territoriales françaises ont ouvert un bureau de représentation en Chine. La coopération décentralisée avec la Chine monte progressivement en puissance, et contribue au développement économique de nos collectivités territoriales, mais également à la coopération culturelle et universitaire entre la France et la Chine. Les 5e Assises de la coopération décentralisée franco-chinoise (…) se sont tenues à Chengdu du 28 au 30 octobre 2016 ». (Source : le site internet France Diplomatie).

9. La marque ombrelle Vivapolis vise à fédérer les acteurs français public et privé qui souhaitent promouvoir à l’échelle internationale un développement urbain durable.

10. Ces échanges visent à une participation du CSTB à l’élaboration de guides concernant les logements durables en Chine.

11. Par exemple, le démonstrateur de véhicules électriques autonomes produits par les groupes PSA-Dongfeng à Wuhan.

12. Un travail intéressant serait par exemple de combiner une réflexion urbaine et architecturale à une réflexion technique relevant du champ des transports tels que la voiture autonome : comment concevoir des passages qui pourraient par exemple accueillir des voitures autonomes ? Est-ce que le déploiement de voitures autonomes pour faciliter les parcours à l’échelle du quartier serait une des solutions appropriées au problème de la congestion des villes chinoises ?

13. La question de l’assouplissement des normes d’urbanisme est aujourd’hui en débat en Chine, comme le montrent les nouveaux outils mis au point tels que « la compatibilité du zonage », visant à répondre au trop grand fonctionnalisme du zonage pratiqué en Chine.

+plus Rendez-vous

chine-info.com

J’aime

Suivez nous sur Facebook chine-info.com

Suivez nous sur Twitter

@chine-info.com

suivre @chine-info.com

chine-info.com

Suivez-nous sur Instagram : chineinfophotos