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La Chine se lance dans la course à l'infiniment petit

2019-06-05 LE 9

Depuis le XXe siècle, on sait que les atomes ne sont pas les particules les plus petites, eux-mêmes étant composés d’électrons, protons et neutrons. Les scientifiques se sont alors lancés à la recherche de l’infiniment petit, en construisant entre autres, le LHC – le plus grand accélérateur de particules au monde – à Genève. En 2012, les collisions entre protons accélérés à une allure proche de la vitesse de la lumière permirent la découverte d’un boson de Higgs, une particule élémentaire dont l’existence postulée depuis 1964 n’avait encore jamais été prouvée. Cependant les conditions actuelles de collisions ne permettent pas une étude optimale de ce boson, ni la découverte de particules encore plus infimes. L’institut de physique des hautes énergies de Pékin vient de soumettre au gouvernement chinois le projet du CEPC (Collisionneur circulaire d’électrons et positrons), un accélérateur de particules d’une circonférence de 100 km (soit presque 4 fois plus grand que le LHC), générant des collisions à une énergie de 70 TeV (contre 13 TeV pour le LHC). Sa construction pourrait commencer dès 2022. Des projets similaires sont également à l’étude par le Japon et le CERN (l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire). L’obstacle majeur résiderait en l’obtention de financements. Les sciences et les technologies demeurent une priorité pour le gouvernement chinois dont le budget concerné atteint déjà les 2,5 % du PIB (soit le financement le plus élevé au monde derrière les États-Unis).

Photo : Atlas, le détecteur géant de bosons de Higgs, lors de sa construction en 2005. Il se trouve autour d’un des quatre points de collision du LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde © Maximilien Brice/CERN

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