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C'est la Chine

[Société] Les chinois victimes de burnout

Je veux commenter   2017-04-14 07:37:02    Source:Chine-info.com

Tous les ans en Chine, plus de 600 000 personnes meurent d'épuisement, à cause d'une mauvaise santé ou d'accidents dus aux heures de travail supplémentaires. Bien que les informations officielles nient la véracité de ces rumeurs, ces chiffres ont choqué les internautes chinois et de plus en plus d'entreprises signalent des victimes sur le lieu de travail. Cela peut en partie s'expliquer par le fait que le gouvernement vante les mérites des personnes qui sont dévouées à leur travail. De plus, les employés chinois vivent constamment dans la peur d'être licenciés et remplacés par de jeunes talents. Les accidents et les décès sur le lieu de travail suggèrent non seulement une compétitivité féroce concernant les affectations dans certains secteurs d'activité mais également un manque de gestion en ce qui concerne les réglementations des normes de santé au sein des entreprises chinoises.

En Chine, les décès dus au surmenage ne sont pas considérés comme des préjudices professionnels. Et les familles ne peuvent pas faire de demande d'assurance pour les membres malades.

Certaines entreprises ont adapté des journées ouvrées de 9h à 21h, 6 jours sur 7 ; mais elles sont nombreuses à pousser les employés à travailler au-delà de 21h.

Avec les avocats des droits de l'homme qui se battent pour une normalisation des heures de travail et des formules d'assurance maladie pour les employés chinois, il devient difficile de déterminer ce qui peut être considéré comme accident du au surmenage car de nombreux travailleurs choisissent de plein gré de faire des heures supplémentaires, même s'ils mettent leur santé en danger. De plus, le décès causé par le surmenage est difficile à prouver.

Tang Yue, de Wuhan (Hubei), est responsable commerciale dans une entreprise. Elle explique que "souvent, je dois rester tard et préparer la salle pour les événements. Parfois je travaille trois jours d'affilés quand on est débordé et je n'ai même pas le temps de boire ou de manger durant les journées les plus chargées". Pour protester contre son entreprise qui l'oblige à travailler avec des horaires à rallonge, Tang Yue et quelques collègues éteignent parfois leur téléphone portable et restent dormir à la maison les jours ouvrés.

Yang Shu, de Pékin, travaille pour une entreprise d'état dans le service des finances et marketing. Il voyage souvent dans différentes villes pour assister à des réunions et il est obligé de s'engager dans toutes sortes d'activités sociales avec les clients. Boire un coup trois ou quatre fois par semaine est chose normale. "Une fois, j'ai été forcé de boire de l'alcool tous les soirs pendant un mois". Il se souvient du jour où un ingénieur en chef est tombé raide. L'ingénieur assistait régulièrement à des réunions d'affaires à l'étranger et était obligé de participer à des soirées beuverie et divertissement avec les clients potentiels.

Cette situation entraîne un récent phénomène de départ des travailleurs des grandes villes vers des villes moyennes et plus petites afin de se soustraire à la vie très compétitive des grandes villes chinoises.

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