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C'est la Chine

[Tourisme] Hainan cherche à devenir un lieu de vacances de premier choix

Je veux commenter  Kavian Royai 2018-07-27 16:50:29    Source:Le 9

Désormais il est possible pour les nationaux d’une liste de 59 pays, incluant les ressortissants français, de se rendre en Chine sur l’île de Hainan sans visa pour 30 jours. Cette décision se place dans la continuité d’une politique du gouvernement chinois visant à faire de l’île une place touristique internationale.

Séjour sur les plages atlantiques de la Baule ou sur les côtes tropicales chinoises de l’île de Hainan ? Sera-ce un jour le dilemme de certains vacanciers français ? Le 18 avril dernier, le gouvernement chinois annonçait la possibilité pour les ressortissants de 59 pays, des pays développés pour la plupart et une majorité de pays européens, de se rendre à Hainan sans faire de demande de visa pour des séjours de 30 jours. La décision, destinée à renforcer l’internationalisation de l’île en attirant davantage de touristes et augmenter la consommation interne, est entrée en vigueur le 1er mai dernier. Celle-ci constitue un des volets de la politique visant à faire de l’île une région développée grâce à l’établissement d’une zone de libre-échange expérimentale, la plus large de Chine, avec un régime commercial et douanier plus ouvert.

Dès 2000, l’île était déjà ouverte sans visas aux groupes issus de 21 pays pour des séjours de 15 jours en voyages organisés. Il s’agit donc d’un simple élargissement de l’ancienne procédure à des touristes individuels. Mais la portée de la décision semble limitée si l’on considère qu’elle ne touche que les séjours strictement cantonnés à 30 jours, ni plus, ni moins. De plus, un prérequis demeure : il faut toujours passer par une agence de voyage locale agréée qui s’occupera des formalités et de l’accueil du séjour (quitte à passer par l’intermédiaire d’une agence étrangère). En cas de volonté du touriste d’aller sur le continent, d’allonger voire même d’écourter son séjour, il faudra se plier à une procédure de visa classique ou de « sortie ».

L’île de Hainan, à peine plus grande que la Belgique, constitue l’une des provinces les plus méridionales de la République populaire de Chine. Connue désormais pour être le siège du Forum économique de Boao, le « Davos asiatique », elle abrite aussi l’une des bases chinoises de lancement d’engins spatiaux les plus importantes, et il est prévu d’en faire le fer de lance du pays en terme d’exploration sous-marine (Xinhua, avril 2018). Autrefois aux marges de l’Empire, terre d’exil des fonctionnaires déchus (comme le poète Su Shi 1037-1101), l’île a accueilli en 2017 près de 786 900 visiteurs et l’industrie du tourisme y aurait rapporté près de 81 milliards de yuans. Parmi les touristes étrangers, une majorité de Russes, Coréens, Indonésiens, Malaisiens et Singapouriens. Outre plus de 50 lignes aériennes régulières, l’île espère en voir ouvrir une centaine d’ici 2020 et amener davantage de touristes d’autres nationalités.

Hainan, comme partout en Chine, présente des contrastes saisissants entre des villes en plein boum qui se modernisent et des régions peu développées qui s’appuient encore sur l’agriculture ou la pêche traditionnelles. « Sur plusieurs aspects, Hainan reste malheureusement arriérée par rapport à beaucoup de villes de 2ème et 3ème rang du continent », reconnaît Li Li, qui vient du continent. Ce père de famille, patron de bar à Chengdu, la capitale provinciale du Sichuan, située à 1 500 km des côtes maritimes les plus proches, est aussi un grand fan de surf. Plusieurs fois par an, il se rend à Hainan pour braver les vagues avec ses enfants. « Et comme partout, le développement économique a apporté aussi son lot de problèmes. » M. Li connaît bien l’île pour avoir même tenté d’ y ouvrir une auberge de vacances, dans un petit village de pêcheurs. En quelques années, il a pu voir les promoteurs immobiliers racheter les terres des pêcheurs pour y construire hôtels étoilés et résidences de luxe, contraignant beaucoup de ces derniers à changer de mode vie et lui, à abandonner son commerce. « Malgré tout, je pense que c’est une bonne chose de faire la promotion de Hainan. D’abord parce que plus d’ouverture économique apportera aussi plus d’ouverture d’esprit, de culture et de richesse économique. Et puis aussi parce que l’environnement naturel de l’île est très riche. » En effet, parsemée de collines vertes, de monts culminant à plus de 1800 mètres, bordée d’eaux turquoises, l’île est aujourd’hui considérée comme le « Hawaï chinois ». M. Li précise : « C’est un des meilleurs endroits pour surfer. Et l’air est sûrement de meilleure qualité que partout ailleurs en Chine. »

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