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Exposition « Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert » - Lyon (du 6 juin 2019 au 15 mars 2020)

2019-05-17

Le musée des Confluences de Lyon inaugure prochainement une nouvelle exposition :Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert(du 6 juin 2019 au 15 mars 2020). Cette exposition événement transportera le visiteur à la découverte de 334 coiffes et costumes dont les usages, formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde.Parmi eux, une sélection coiffes dans le monde chinois.

Bonnet d’enfant au motif de protection - Seconde moitié du 20e siècle - Asie, Chine, provinces du Sud-Ouest, nord de la Thaïlande, Laos, Viêtnam, Myanmar, populationyao- Coton, laine, alliage cuivreux - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

L’humanité se couvre la tête. Étonnante, parfois spectaculaire, la coiffe la protège du soleil ou des intempéries. Elle confère à l’individu qui la porte une protection toute symbolique aussi. Couvre-chefs, bonnets de plumes et couronnes peuvent être des emblèmes de pouvoir ou d’identité. Dans bon nombre de sociétés, elles marquent le statut de l’individu : jeune marié, danseur, chamane, guerrier ou monarque…

Coiffe de théâtre - Dynastie Qing (1644-1911) Asie, Chine - Carton, plumes (martin-pêcheur), textile, métal, perles, verroterie, poils (chèvre) - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Du cheveu à la coiffe

Les cheveux poursuivent leur croissance durant toute l’existence et symbolisent à ce titre la puissance et la vitalité. Cette signification conduit à ce que la chevelure entre dans la composition de certaines coiffes. En Chine, les coiffes des femmes miao à longues cornes sont des marqueurs ethniques spectaculaires. Plus discrètement, elles les relient à une lignée d’ancêtres. Les mèches de cheveux reçues des mères, grands-mères et arrière-grands-mères sont raccordées à leur propre chevelure également augmentée de tresses en coton. Cette « ligne de vie » permet aux vivants et aux parents défunts d’interagir.

Voir vidéo (sous-titrée en anglais) :

Une protection physique et symbolique

Au quotidien, les coiffes protègent du soleil et des intempéries, mais s’interposent également aux forces de l’invisible. La tête, siège des principes vitaux, et ses différents orifices – yeux, oreilles, nez, bouche – doivent être à l’abri de toute intrusion. En Chine, les futures mariées se préservent des forces maléfiques en portant un diadème avec des motifs reproduisant des scènes de la mythologie, des représentations d’oiseaux, de fleurs et de feuilles.

Diadème aux phénix, fengguan - Seconde moitié du 20e siècle - Asie, Chine, province du Guizhou, ville-district de Kaili, population miao, groupekranong - Alliage d’argent - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

L’entrée dans l’âge l’adulte, le mariage, la maternité, la mort, donnent lieu à des rituels aux cours desquels les individus revêtent une coiffe symbolisant cette étape de la vie ou ce passage. Les caractéristiques du couvre-chef permettent de situer à quelle période de son existence se trouve un individu.

Chapeau de femme mariée - 20e siècle - Asie, Chine, région de Jiasa, province du Yunnan, district de Xinping, population yao, groupe t’aïsaï- Bambou, coton, perles de verre - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Des objets de communication

Les coiffes permettent d’identifier au premier regard la place de chaque individu dans la société et de l’assigner à son rôle. Elles sont déterminantes pour l’organisation sociale d’une population. La nature des différents ornements, la richesse de la parure, constituent autant d’indicateurs qui nous éclairent sur l’âge ou la situation de la personne qui le porte. En Chine, dans la province de Yunnan, tandis que les femmes âgées portent un couvre-chef orné d’un phénix, symbole de bonheur conjugal et de longévité, les petites filles se coiffent d’un calot décoré de fleurs évoquant les cinq filles d’or, un thème récurrent dans la tradition orale bai.

Coiffe cérémonielle de femme âgée - 20e siècle - Asie, Chine, province du Yunnan, région de Dali, population bai - Argent, textile, pierre, verroterie, carton - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

« Dis-moi ce que tu portes et je te dirai qui tu es ». La coiffe représente un moyen d’afficher son statut social au sein d’une communauté ou d’affirmer son appartenance ethnique. Les plus précieuses d’entre-elles constituent souvent un signe extérieur de richesse ou de pouvoir.

Coiffe d’hiver de fonctionnaire ou mandarin - Fin du 19e - début du 20e siècle - Asie, Chine, région du Nord - Structure en carton, satin, soie, fourrure (loutre de mer), laiton - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Fondateur de la Maison rouge à Paris, Antoine de Galbert a réuni depuis presque 30 ans plus de 500 coiffes, auprès de galeristes, d’antiquaires, au cours de ses voyages, au fil de ses rencontres et de ses coups de cœur, émerveillé qu’il fût par leur beauté ou l’étrangeté de leurs formes. En 2017, il a choisi de donner au musée des Confluences l’ensemble de son extraordinaire collection.

Le catalogue de l'exposition, richement illustré de photographies inédites, emmène le lecteur à la découverte de plus de cinq cents coiffes, symboles des cultures du monde.

Une coédition musée des Confluences – Le Seuil

332 pages et près de 700 images – Relié - 240 x 285 mm

Parution 6 juin 2019

En vente au musée des Confluences et en librairie

Prix : 42 €

Exposition « Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert »

Du 6 juin 2019 au 15 mars 2020

Musée des Confluences

86 Quai Perrache

69002 Lyon

Du mardi au vendredi de 11 h à 19 h

Samedi et dimanche de 10 h à 19 h

Jeudi nocturne jusqu’à 22 h

Entrée 9 euros pour l’ensemble

des expositions, gratuité enfants

moins de 18 ans et étudiants de moins de 26 ans

Réservation et informations : 04 28 38 12 12

www.museedesconfluences.fr/fr

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