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Regard sur la Chine

[Propros d'expert] L’homme à la barre de l’AIIB

Je veux commenter  RU YA 2017-05-11 08:47:06    Source:La Chine au présent

En 2003, à l'âge de 54 ans, il a été nommé vice-gouverneur de la Banque asiatique de développement, le premier Chinois à occuper ce poste depuis la création en 1965 de cette banque de coopération multilatérale. Conformément à la pratique traditionnelle de cette banque, l'un des quatre vice-gouverneurs doit être japonais ou américain, puisque ces deux pays sont les actionnaires principaux de la banque, le second doit venir d'Europe, les deux postes restants se partageant entre les candidats originaires d'Asie. Il est à noter qu'aucun Chinois n'avait été élu à ce poste en une vingtaine d'années.

Chargé des affaires liées à l'Asie du Sud et à la région du Mékong à la Banque asiatique de développement, M. Jin a œuvré à promouvoir la construction d'infrastructures en Asie du Sud. Il a écrit plus tard plusieurs articles et raconté des anecdotes très intéressantes sur cette expérience. Lorsque la Banque asiatique de développement a rencontré des difficultés, concernant le crédit accordé au Cambodge, il s'est rendu en avion à Phnom Penh pour s'entretenir personnellement avec le premier ministre Hun Sen.

Le premier ministre cambodgien est très méticuleux dans sa manière de réfléchir même s'il parle très fort, révèle-t-il ainsi. M. Jin a aussi visité le chantier du projet d'une grande centrale hydro-électrique au Laos situé dans une zone montagneuse inaccessible qu'il a mis trois jours à atteindre, pour pouvoir parler aux agriculteurs locaux. À cette occasion, il s'installa dans des auberges rurales situées non loin du chantier.

Très apprécié de ses collègues de la Banque asiatique de développement, M. Jin fut salué dans les termes suivants lorsqu'il quitta l'établissement en 2008 : « un travailleur assidu au comportement souple et aux succès remarquables ». Durant les six années suivantes, il a travaillé successivement à China Investment Corporation puis à China International Capital Corporation Limited. En octobre 2014, il a quitté son poste à la China International Capital Corporation Limited qu'il cumulait depuis plusieurs mois avec ses fonctions de chef du groupe de préparation de l'AIIB. Il a alors commencé à travailler à plein temps aux préparatifs de l'AIIB.L'ennemi juré des problèmes épineuxSelon les estimations de la Banque asiatique de développement, les besoins d'investissement dans les infrastructures en Asie se montent à 730 milliards de dollars par an jusqu'en 2020, un volume que les établissements multilatéraux internationaux tels que la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement n'ont pas les moyens de satisfaire.

C'est pourquoi l'AIIB a été officiellement fondée le 24 octobre 2014 avec à sa tête Jin Liqun.Un célèbre forum politique et économique international s'est empressé d'annoncer que la Chine cherche véritablement à mener à bien le développement de l'AIIB, la preuve en étant la nomination de ce spécialiste chevronné comme gouverneur de la banque. Selon le New York Times, la Chine est désireuse de prouver au monde sa capacité à diriger un établissement multilatéral respecté de tous, tout en prenant toutes les précautions pour éviter la politisation de l'AIIB. C'est ainsi que Jin Liqun, fort de son expérience à la Banque mondiale et à la Banque asiatique de développement, possède tous les contacts en Orient comme en Occident nécessaires pour remplir ce rôle. Ennemi juré des problèmes épineux, il est réputé pour ne jamais céder devant les difficultés.

M. Jin a donné satisfaction, du moins jusqu'à présent. Les 57 membres fondateurs de l'AIIB représentent les cinq continents ; la banque vient d'approuver l'adhésion de 13 nouveaux membres, dont Hong Kong, le Canada et la Belgique, avant de considérer la participation de 15 nouveaux pays, et la liste n'est pas encore bouclée.Ainsi que le souligne M. Jin, il n'y a que des gagnants dans le processus de la globalisation économique. La différence étant que différentes parties en bénéficient à des degrés divers. L'accroissement des investissements dans les infrastructures et l'amélioration de l'interconnexion permettront à un plus grand nombre de personnes de profiter de la mondialisation économique. Améliorer la connectivité, telle est la vision partagée par tous les membres de l'AIIB.

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