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Regard sur la Chine

[Société] Les Chinois et la lecture aujourd’hui

Je veux commenter  SHI XUN 2017-09-19 09:28:18    Source:la Chine au présent

L’arrivée d’Internet dans nos vies a bousculé nos modes de consommation, et le monde littéraire n’a pas été épargné. Aujourd’hui, quel est le rapport des Chinois à la lecture et qu’en était-il avant ? Analyse.

Selon les statistiques, les Chinois lisent en moyenne 4,5 livres par an, contre 24 pour les Français, 44 pour les Japonais ou encore 68 pour les Israéliens. À la veille de la Journée mondiale du livre (célébrée le 23 avril), un documentaire baptisé La Voix des Livres – Évaluation du niveau de lecture des Pékinois a été mis en ligne. Il présente, selon un angle de vue unique, le comportement des Chinois contemporains face à la lecture.

La réalisation de ce documentaire a demandé deux ans de travail. L’équipe de tournage s’est rendue, à différents moments de l’année, dans trois lieux emblématiques de Beijing, à savoir Zhongguancun (pôle des hautes technologies), Liulichang (rue des antiquaires) et Wangfujing (quartier commercial). Dans ces endroits, elle a interviewé plusieurs dizaines de célèbres librairies, maisons d’édition, sociétés de vente en ligne, éditeurs de livres numériques et établissements de recherche. Au total, une centaine de personnes ont répondu aux questions, dont des libraires, des responsables de plates-formes d’e-commerce, des vendeurs de livres anciens, des experts du monde de l’édition, des professionnels du secteur des e-books et des auteurs, sans oublier les lecteurs et consommateurs. Au final, cette production dresse le bilan de la place de la lecture dans la société chinoise actuelle, tout en rappelant des épisodes passés symboliques de l’intérêt des Chinois pour la lecture.

Des lecteurs lisent sur les escaliers de

la librairie Sanlian ouverte 24h /24.

Liulichang : passé et présent

Li Ciming (1830-1894), célèbre écrivain et historien qui a vécu à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911), trouvait qu’à cette époque, la capitale chinoise n’avait guère d’intérêt, hormis trois points « passables » : ses livres, ses fleurs et son opéra. Les livres dont il parle se vendaient dans la rue Liulichang.

Situé dans l’arrondissement Xicheng, à 1 km de la place Tian’anmen, le quartier de Liulichang doit son nom à la fabrication des verres colorés, un savoir-faire traditionnel dans lequel il excellait (Liulichang signifie littéralement « four pour le verre coloré »). Mais aujourd’hui, cette zone est connue notamment pour sa vente d’antiquités et de livres anciens. Jadis, sous le règne de l’empereur Kangxi (1662-1722), un four pour la cuisson du verre coloré était érigé là, au milieu de nulle part. Une décision a alors été prise : construire des habitations sur le terrain vague en face, afin d’attirer les commerçants. Rapidement, des libraires arrivant des quatre coins du pays et des vendeurs d’antiquités ont investi cet espace, et c’est ainsi que s’est formé le plus grand marché du livre de Beijing.

Parmi les nombreux bouquinistes encore installés dans la rue Liulichang figure Du Guoli, un homme d’affaires toujours souriant. Il est venu travailler à Beijing comme ouvrier sur les chantiers avant même d’avoir terminé le lycée. Un jour qu’il longeait un centre de recyclage des déchets, il vit, jetés là, ces magazines que l’on vend fréquemment dans les gares. Il demanda au patron du centre s’il pouvait les récupérer et à quel prix, mais ce dernier lui répondit que s’il le souhaitait, il pouvait en emporter un ou deux sans payer. Après cette histoire, Du Guoli a décidé de se lancer dans la vente de livres anciens. À compter de ce moment-là, il a pris un bon départ dans la vie à Beijing, faisant plus tard l’acquisition d’une voiture et de son propre appartement.

La Librairie de Chine se situe dans la rue Liulichang,

une rue culturelle de renom.

Aujourd’hui, Du Guoli se concentre sur la vente d’ouvrages prisés des collectionneurs. L’équipe de tournage a choisi de le suivre dans son quotidien, le temps d’une journée. On le voit qui part à Panjiayuan (quartier connu pour son marché aux puces) sélectionner minutieusement ses marchandises. Dès 5 heures du matin, alors que la ville dort encore, Du Guoli est déjà sur place. Habitué du marché de Panjiayuan, il n’est pas rare qu’un passant le reconnaisse et le salue. Sur un étal, après des négociations habiles, il achète, au prix de 8 000 yuans, un recueil de manuscrits rédigés par des fonctionnaires de l’empereur. « Une bonne affaire », chuchote-t-il à l’oreille d’un ami à côté de lui, avant de s’éloigner à grands pas, ne laissant en rien transparaître sa joie.

Il marche sur les pas de Sun Dianqi (1894-1958), légendaire libraire de Liulichang aujourd’hui passé à la postérité. Issu d’une famille de paysans du Hebei, Sun Dianqi prit très tôt la route vers la capitale chinoise, en quête d’une meilleure vie. Tout d’abord, il travailla et apprit le métier aux côtés de Guo Changlin, bouquiniste à Liulichang, puis poursuivit sa carrière dans d’autres librairies de cette rue. Tout en confortant ses affaires réalisées à travers la vente de livres anciens, il s’appliquait à rédiger des ouvrages et des articles. Ses œuvres, Les petites annales de Liulichang entre autres, constituent de nos jours des archives de valeur permettant de retracer l’histoire de Liulichang.

Dans ce quartier, la vente de livres est non seulement synonyme de profit, mais représente également une science et un patrimoine. Sun Dianqi, à l’esprit travailleur hors pair et à la curiosité insatiable, maîtrisait parfaitement tous les aspects du métier. D’une part, il savait accueillir les clients en leur servant du thé ; d’autre part, il emmagasina tout au long de sa vie une connaissance impressionnante sur les livres anciens en vente dans sa boutique : différences et similitudes entre les versions officielles et les éditions privées, dates de publication, qualité du papier et de l’encre utilisés, contenus, biographie des auteurs, ainsi que valeur, prix et popularité des livres… Il retenait tout par cœur ! C’est ainsi qu’il devint l’employé le mieux rémunéré de tout Liulichang.

Des parents et enfants à la librairie

Xinhua située sur l’avenue Wangfujing

En 1919, Sun Dianqi et le collectionneur de livres Lun Ming (1875-1944) mirent leurs économies en commun pour créer leur propre librairie à Liulichang. À partir de cet instant, Sun Dianqi se plongea véritablement dans les livres anciens, passant maître dans la discipline de la bibliographie et expert dans l’identification des différentes versions. Par ailleurs, il recueillait souvent des œuvres à la demande de grands savants, tels que l’écrivain Zheng Zhenduo (1898-1958) et l’historien Chen Yuan (1880-1971).

Tout au long de sa carrière de libraire, qui s’est étalée sur plusieurs décennies, Sun Dianqi conserva son attitude sérieuse et réfléchie. Il bavardait peu avec ses clients en général, se contentant de leur fournir des informations et des recommandations sur les livres. Puis, dès qu’il concluait une vente, il notait minutieusement chaque fois le titre du livre, le nombre de volumes, le nom de l’auteur et son lieu de naissance, ainsi que la date et l’usine d’impression.

Sun Dianqi compila plusieurs œuvres, notamment Compléments du catalogue des livres (en 12 volumes) en 1934 et Notes sur la vente de livres en 1936. Ceux-ci font référence à plus de 17 000 livres précieux, y compris des ouvrages datant des dynasties des Qing, des Song (960-1279), des Yuan (1271-1368) et des Ming (1368-1644), et s’inscrivent dans la suite du célèbre Catalogue annoté de la bibliothèque impériale intégrale (Siku Zongmu). Plus qu’un homme d’affaires, Sun Dianqi était avant tout un érudit !

Grâce aux compétences de personnes comme Sun Dianqi, dans les années 1950, Liulichang concentrait plus d’une cinquantaine de librairies spécialisées dans les livres anciens sur la centaine qui existait en Chine. Cet endroit était alors une « caverne d’Alibaba » sur le plan culturel. À présent, Liulichang est encore orienté vers le travail de restauration des livres anciens. Un service spécifiquement dédié à cette tâche a été créé au sein de la Librairie de Chine à Liulichang. Les employés dans ce service recourent à des techniques et machines d’antan, toujours aussi efficaces, pour redonner une nouvelle vie aux livres anciens endommagés. Là, au milieu des amas de papiers, Du Guoli repère, de son œil expert, des ouvrages de grande valeur. Nous comprenons alors que sous l’apparat du commerçant se cache un véritable passionné.

La librairie Xinhua : témoin d’une soif de lecture

Située sur l’avenue Wangfujing, la librairie Xinhua a été témoin de la soif de lecture des Chinois après la Révolution culturelle (1966-1976) et a permis de l’étancher.

À cette époque, il n’était pas rare que des habitants débarquant d’autres provinces, à peine sortis de la gare de Beijing, se dirigent tout droit vers la librairie Xinhua pour « s’arracher » des livres. Parfois, la clientèle faisait la queue sur près de 500 m dehors, jusqu’à l’avenue perpendiculaire Chang’an. Les employés de la librairie travaillaient de 8 h à 19 h, sans interruption pour la pause-déjeuner. À l’heure actuelle, un tel engouement est difficile à imaginer.

Au cours de cette décennie assez particulière, l’envie et le goût de lire des Chinois ne se sont pas affaiblis. Liu Suli, fondateur de la librairie All Sages Bookstore, se rappelle qu’au cours de ses quatre années d’études universitaires, il économisait sur la nourriture pour pouvoir s’acheter des livres, une centaine par an. Un classique étranger, dont il ne connaissait alors ni le titre et ni le nom de l’auteur, l’avait particulièrement transporté. Ce n’est que des années plus tard qu’il a appris qu’il s’agissait de l’épopée allemande La Chanson des Nibelungen. Aujourd’hui, il détient dans sa bibliothèque personnelle plusieurs versions de ce chef-d’œuvre. Il collectionne des dizaines d’autres livres encore, qu’il avait achetés à l’époque, comme La Divine Comédie et Les Confessions, conservés au deuxième étage de son appartement et rarement dévoilés aux visiteurs.

En ces temps-là, un phénomène culturel particulier s’observait dans la société : le succès des livres manuscrits. En 1967, Zhang Baorui, ancien rédacteur en chef au bureau de Beijing de l’agence Xinhua, entama la rédaction d’un roman à suspense intitulé Une chaussure brodée, qui ne comptait que quelques pages au début. Convaincu que son ouvrage pourrait remporter un franc succès, il recopia plusieurs fois son roman à la main, de façon à répandre son histoire. Ces manuscrits furent distribués notamment dans les steppes de Mongolie intérieure par son frère, aux troupes stationnées dans le Nord-Ouest du pays par son cousin et dans la province du Jilin (au nord-est de la Chine) par un de ses camarades de classe. Un jour, son voisin lui raconta avec enthousiasme un récit passionnant qu’il avait lu dans un livre manuscrit. En fait, ce récit n’était autre que celui que Zhang Baorui avait composé ! Toutefois, dans le courant de la diffusion, l’histoire avait été étoffée et transformée. Des personnages avaient même été ajoutés.

Après la Révolution culturelle, les éditions People’s Literature Publishing House reprirent leur travail et soumirent un rapport à l’Administration des publications pour demander la diffusion d’un certain nombre de classiques. 49 catégories de chefs-d’œuvre littéraires furent sélectionnés, dont de nombreux ouvrages étrangers notamment Anna Karénine, Résurrection, Guerre et Paix, Le Don paisible, Et l’acier fut trempé, Les Misérables… Ces ouvrages ont influencé toute une génération !

À l’époque, le tirage des livres et des magazines battait des records : 1,07 million d’exemplaires pour Le Comte de Monte-Cristo ; 1,56 million pour Le Rouge et le Noir ; 1,79 million pour Les Souffrances du jeune Werther ; 1,01 million pour L’Histoire du pavillon d’Occident…

Au fur et à mesure de l’émancipation de la pensée, les éditions People’s Literature Publishing House s’allièrent à 25 maisons d’édition chinoises pour publier une centaine de catégories de classiques littéraires. En 1982, la maison d’édition The Commercial Press sortit pour la première fois la Collection des chefs-d’œuvre académiques mondiaux en version chinoise. Jusqu’en 2012, 599 catégories d’ouvrages académiques, s’intéressant à la politique, l’économie, la linguistique, la philosophie ou encore la géographie, furent publiées.

Pour s’assurer de présenter dans sa collection des ouvrages universitaires intemporels, The Commercial Press organise, tous les quatre ou cinq ans, une rencontre de conférence-débat sur la traduction de classiques étrangers en version chinoise, auquel sont conviés des spécialistes renommés de tous milieux. À l’issue de cette rencontre, la liste des œuvres à publier au cours de la période suivante est définie. Par cette méthode, la collection est devenue, depuis la réforme et l’ouverture, la plus grande collection d’œuvres intellectuelles traduites en chinois, influençant profondément plusieurs générations de talents dans le pays.

La lecture à l’ère d’Internet

À Zhongguancun, zone aujourd’hui surnommée la « Silicon Valley chinoise », se trouvaient autrefois de nombreuses librairies, en raison de la présence non loin de là d’universités chinoises de premier rang (université Tsinghua et université de Beijing). Il y avait, par exemple, la librairie Fengrusong, la librairie Guolinfeng, la Librairie de Chine, la librairie de Haidian… Mais aujourd’hui, nombre de ces établissements ont tiré leur révérence.

En 2011, la librairie Fengrusong a affiché l’annonce suivante sur sa porte : « En raison du vieillissement du bâtiment, la librairie est fermée dans le cadre de grands travaux de réhabilitation. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. Merci pour votre compréhension. » Néanmoins, la librairie n’a pas rouvert ses portes depuis. Liu Suli commente que s’il avait pu prévoir le contexte actuel des librairies physiques, il aurait choisi une autre voie pour gagner sa vie.

Plusieurs raisons expliquent cette crise que traversent les librairies en dur : premièrement, la baisse progressive du lectorat. En 2015, le taux de lecteurs parmi les Chinois était de 58,4 %, un chiffre inférieur au niveau de l’année 1990 estimé à 60 %. Deuxièmement, la vive concurrence des livres numériques et du e-commerce.

À la fin de l’année 2010, le site de vente en ligne JD.com a annoncé officiellement son entrée sur le marché du livre. JD.com a misé sur l’offre de prix bas et le service de livraison rapide pour attirer les clients. Au début, cette vente au rabais pratiquée par les sociétés de e-commerce provoquait l’ire des gérants des librairies traditionnelles, mais quelques années plus tard, cette méthode devenue monnaie courante est désormais tolérée par le plus grand nombre. Sans doute, les jeunes un peu artistes dans l’âme restent fort attachés à l’atmosphère culturelle qui règne dans les librairies. Mais il leur arrive tout de même d’acheter des bouquins en ligne, ce qui leur épargne le désagrément de devoir sortir de chez eux.

Quant à la librairie Sanlian, elle tente de suivre une nouvelle voie de développement. Quand son directeur général Fan Xi’an a eu vent de l’ouverture 24 h/24 de la librairie Eslite Bookstore à Taiwan, il a eu l’idée de transplanter ce modèle de gestion à Beijing. Toutefois, il n’était pas certain du succès qu’aurait cette initiative, car à l’inverse de Taiwan bénéficiant d’un climat clément toute l’année, la ville de Beijing est glaciale l’hiver, ce qui n’incite pas les gens à sortir le soir. Plus tard, il est parti à Saint-Pétersbourg dans le cadre de la Foire russe du livre. À cette occasion, afin de dissiper ses doutes, il s’est renseigné auprès d’une librairie locale ouverte 24 h/24 sur le taux de fréquentation pendant la saison hivernale. Sans hésitation, le vendeur lui a répondu que les affaires tournaient mieux l’hiver, car les gens, pour échapper au froid de l’extérieur, se réfugient à l’intérieur de la librairie chauffée.

Encouragé par cette réponse, Fan Xi’an a finalement adopté ce principe d’ouverture non-stop pour sa librairie Sanlian, une action qu’il considère dorénavant comme « l’une des plus belles œuvres de sa vie ». Pour lui, le plus important n’est pas ce changement de modèle de gestion en soi, mais le fait que son souhait le plus cher se réalise : voir les gens reprendre goût à la lecture.

Cette tentative a permis à la librairie Sanlian d’augmenter de 70 % ses ventes et de 110 % ses bénéfices, mais aussi de devenir la librairie favorite de quantité de jeunes Chinois. Un jour, des jeunes de Kashgar (dans la région autonome du Xinjiang, à plus de 3 400 km de Beijing) sont venus dans la capitale chinoise notamment pour expérimenter la lecture dans la librairie Sanlian au beau milieu de la nuit. Par ailleurs, la librairie Sanlian accueille également des personnes en situation précaire, qui n’ont nul autre endroit où aller. Elles passent la nuit ici puis partent chercher du travail la journée.

Au fur et à mesure de l’évolution de la société à l’ère numérique, les habitudes de lecture se sont diversifiées : sur le téléphone portable, sur une tablette Kindle, dans le métro… Même les livres d’occasion, sans surprise, n’échappent pas à la vague d’Internet.

Kongfz.com est le site chinois leader dans la vente de livres d’occasion, en particulier d’œuvres anciennes de valeur. À l’origine, Sun Yutian, le créateur de ce site, comptait simplement faire circuler des manuels universitaires de seconde main. Mais finalement, via son site, il revend toutes sortes d’ouvrages anciens que lui ou ses collègues rachètent auprès de citoyens lambda et de stations de recyclage des déchets. Il a également établi une bibliothèque publique, où les lecteurs peuvent venir lire ou emprunter des livres gratuitement.

Dans la même veine, en 2015, l’établissement Zashuguan a été inauguré et placé sous la direction de Gao Xiaosong, musicien et célébrité de talk-show. Cet établissement privé, d’une superficie de plus de 3 000 m², fait non seulement office de grande bibliothèque publique, mais aussi de lieu de collection de livres anciens, consultables librement sur place ou chez soi. Cet espace abrite un million de chefs-d’œuvre et d’ouvrages académiques, y compris de nombreuses publications reliées à la main datant des dynasties des Ming et des Qing, de nombreux livres et revues datant de la République de Chine (1912-1949), des manuscrits, des correspondances et des archives de personnages historiques, pour la plupart non présents dans la collection de la Bibliothèque nationale. Selon Gao Xiaosong, « ce n’est pas parce que des livres et documents servent de supports aux recherches historiques qu’ils doivent être réservés à un petit nombre seulement.

Le documentaire La Voix des Livres - évaluation du niveau de lecture des Pékinois en trois épisodes étudie la « chaîne d’approvisionnement » des livres (de la fabrication à l’acquisition par le lecteur), tout en analysant les changements intervenus dans les habitudes de lecture des Chinois depuis un siècle. Une histoire profondément liée à l’évolution globale de la société…

*SHI XUN est journaliste indépendant.

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