« Li Chevalier, encre et âme » – documentaire sur l’artiste au musée Guimet, pour une avant-première parisienne le 4 mars 2026
Artiste hors pair, Li Chevalier est née en Chine et s’est formée à la fois sur les bancs de Sciences Po et de l’école d’art Central Saint Martins de Londres. Plus étonnant encore, elle a été chanteuse pour l’armée chinoise, puis soprano pour le chœur de l’Orchestre de Paris et l’Orchestre Hugues-Reiner. Un parcours éclectique pour cette femme de tête exceptionnelle qui réunit ses talents de plasticienne et de musicienne. Il y a deux ans au musée Guimet même, elle avait réuni ses deux passions en imaginant une impressionnante installation d’instruments à cordes recouverts de calligraphies à l’encre. Dans le film que lui consacre le documentariste Bernard Louargant, Li Chevalier poursuit cette double passion et pour les encres et pour la musique comme l’illustre la bande originale du compositeur Karol Beffa qui l’accompagne dans son approche qui est celle d’une méditation créative.
La caméra nous entraîne dans son atelier, dans les musées où elle travaille à ses installations souvent monumentales. Elle nous ouvre les secrets de ses archives, de ses voyages, nombreux, à travers le monde. Li Chevalier raconte se nourrir de ses pérégrinations en Chine, au Japon, au Moyen-Orient, dans les métropoles et les temples. Inclassable, son travail embrasse la peinture, l’installation et la musique, et révèle un rapport à l’encre extrêmement mobile et vivant, l’artiste transformant la fluidité de son matériau en rapport au monde. En philosophie de vie, et de travail. L’encre pour sacerdoce, en somme. Une vie de lettrée entièrement dédiée à son art. Ce film aura été projeté en première mondiale le 30 janvier prochain, lors de la 32e édition du festival international des Cinémas d’Asie à Vesoul. Mais c’est dans le temple du musée des arts asiatiques de Paris qu’il est à présent montré.
S’y rendre :
6 place d’Iéna – 75116 Paris
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