Li Jiaqi, le « roi du rouge à lèvres » qui exporte la C-Beauty en Europe

1757580468628 China Minutes

Sur les rives de la Seine, à deux pas des Champs-Élysées, un pop-up store pas comme les autres a vu le jour cet été. Baptisé Yan Lab, cet espace éphémère n’est pas une simple boutique : il est le fruit d’une véritable expérience entrepreneuriale menée en Europe par l’émission chinoise Paris Partners.

Pendant 16 jours, six personnalités, dont la chanteuse Shang Wenjie et le célèbre streamer beauté Li Jiaqi, surnommé le « roi du rouge à lèvres », ont bâti de toutes pièces une vitrine dédiée à 12 marques chinoises de cosmétique et de soins. Objectif : faire découvrir l’esthétique et l’innovation chinoises au public français.

De l’imitation à la création : l’essor des marques chinoises

Il y a trente ans, la Chine ouvrait son marché aux géants européens de la beauté, comme L’Oréal, qui y ont apporté savoir-faire et marketing sophistiqué. Aujourd’hui, la tendance s’inverse. Fortes d’une industrie performante et d’une nouvelle fierté culturelle, les marques chinoises se démarquent par une identité propre, baptisée C-Beauty.
Des noms comme Florasis ou Herborist intègrent artisanat traditionnel et philosophie orientale dans leurs produits, créant un style unique qui séduit déjà les jeunes consommateurs chinois et qui, désormais, ambitionne de conquérir l’Occident.

Li Jiaqi, de conseiller beauté à ambassadeur culturel

Le parcours de Li Jiaqi illustre cette transformation. Ancien conseiller chez L’Oréal en Chine, il s’est imposé comme une star de l’e-commerce avant de devenir directeur produit de Paris Partners. À Paris, il ne s’est pas contenté de vendre des cosmétiques : il a su convaincre par son professionnalisme. Conseils personnalisés, démonstrations en direct, adaptation aux goûts locaux… il a donné aux marques chinoises une image de sérieux et de raffinement.
Mieux encore, il a transposé les codes du livestream chinois dans un magasin physique : animations, ateliers beauté, pédagogie… Un modèle hybride qui capte l’attention des passants et recrée l’interactivité du numérique dans le réel.

Quand le commerce devient échange culturel

Au-delà du succès commercial, l’expérience prend une résonance symbolique. Alors que la Chine et l’Union européenne célèbrent le 50e anniversaire de leurs relations diplomatiques, Paris Partners dépasse la simple vitrine commerciale pour devenir un pont culturel.
Chaque produit présenté est porteur d’une histoire : un rouge à lèvres orné de motifs traditionnels, une crème inspirée de la médecine orientale… autant d’objets qui transmettent un héritage culturel en plus de leurs qualités esthétiques.

L’initiative ne profite pas qu’aux marques : elle offre aussi aux entrepreneurs chinois une plongée directe dans les attentes des consommateurs européens, un apprentissage inestimable pour leurs stratégies internationales.

Avec Paris Partners et Li Jiaqi en ambassadeur de charme, le « Made in China » ne se contente plus d’être compétitif. Il devient un vecteur de créativité, de culture et de confiance, annonçant une nouvelle ère où la beauté chinoise entend jouer à armes égales avec les géants mondiaux.

Article traduit de l’anglais et initialement publié sur China Minutes.

Photos : le pop-up store Yan Lab à Paris. © Paris Partners


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