Première mondiale : la Chine approuve l'implantation d'une puce cérébrale pour traiter la paralysie

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Le 13 mars, les autorités chinoises ont autorisé la commercialisation d’une interface cerveau-machine capable de contrôler un exosquelette. Une première mondiale sur un marché qui suscite l’intérêt de nombreuses entreprises technologiques, et qui vise des handicaps sévères encore sans solution thérapeutique.

Tétraplégique, Mme Zhang utilise désormais son téléphone de manière autonome pour passer des appels et regarder des vidéos, alors qu’elle était incapable de bouger ses quatre membres il y a dix mois. Ce gain d’autonomie repose sur une interface cerveau-machine baptisée NEO, développée par la société chinoise Boruikang. Après sept ans de développement et 32 essais cliniques multicentriques, le dispositif a été autorisé le 13 mars par Pékin, faisant de la Chine le premier pays à valider, hors cadre expérimental, une puce cérébrale implantable contre la paralysie.

Le système associe une puce implantée et un dispositif externe. Une bobine magnétique, fixée à travers le cuir chevelu sur la puce implantée, assure l’alimentation, la transmission des signaux et les mises à jour en temps réel. Un gant pneumatique, contrôlé par les signaux cérébraux, permet d’effectuer des mouvements comme la préhension.

Le dispositif s’adresse aux patients de 18 à 60 ans atteints d’une paralysie liée à une lésion cervicale de la moelle épinière, stable depuis au moins six mois, avec une fonction partielle des bras mais incapables de saisir des objets. Son utilisation nécessite une rééducation prolongée, avec environ six heures d’entraînement quotidien pendant plus d’un mois pour obtenir des résultats significatifs.

Photo : DR.

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